1. Tour d'horizon
Si quelque soit leur niveau de ressources, les conséquences physiques et psychologiques sur les femmes victimes sont identiques, les conséquences sociales, elles, varient énormément selon leur situation sociale. En effet pour les femmes les plus intégrés socialement et indépendantes économiquement les problèmes sociaux viennent rarement alourdir leur parcours de victime. les recours aux avocats, aux psychologues privés, aux logements sont plus faciles.
A l'inverse pour les femmes qui n'ont pas d'emploi ou qui connaissent des difficultés sur le plan social, culturel, et économique, être victimes de violences conjugales, contribue dans certains cas à renforcer une précarisation déjà à l'oeuvre et dans d'autres cas à exclure soit par la perte d'un emploi soit par la perte d'un logement.
Il n'existe pas beaucoup d'étude concernant l'impact de la violence sur la situation sociale et économique des femmes, une enquête canadienne montre que suite aux violences:
- 30% des femmes victimes ont interrompu leur activité régulière
- 50% se sont fait mettre en congé maladie.
Au Nicaragua une autre étude a montré que les gains des femmes victimes de violences étaient de 46% inférieurs à ces autres femmes.
2. Des expérimentations pour lutter contre la précarité
Depuis 2002 plusieurs associations du réseau ont mis en place des projets "retour à l'emploi" ou "lutte contre la précarité" pour les femmes victimes de violence. Dans certains cas ces programmes sont menés au sein même des associations, dans d'autres cas ce sont des projets menés par des organismes publics comme à Nantes par le Plan Local pour l'Emploi.
Pour les associations qui ont mené les premières expérience le temps des bilans et des échanges est venu.
Ces expériences acquises doivent être pérennisées et démultipliées d'autant qu'en dehors de ces projets spécifiques la plupart des associations de la Fédération travaillent la question de la réinsertion dans les centres d'hébergement |