| Les freins à l'emploi repérés ne sont pas spécifiques aux femmes victimes de violences conjugales. en revanche, leur combinaison dans la plupart des situations apparaît être une spécificité.
1. Les freins liés à la situation familiale
Etre mère en charge d'enfant crée un rapport spécifique des femmes à l'emploi :
- la responsabilité des enfants avec les difficultés à concilier emploi et éducation
- la garde de enfants pendant le travail
2. Les freins liés à la situation sociale
Le contexte socio-économique dans lequel se trouve la femme contribue à développer des freins:
- les contraintes de l'hébergement contradictoires avec celles de l'emploi (horaires, organisation des règles de vie : repas, garde des enfants, etc...)
- l'articulation entre le marché de l'emploi et celui du logement (par exemple, difficultés de l'accès au logement à Nantes)
- la nationalité étrangère, créant un cumul de dépendance du mari pour les papiers, de peur de l'expulsion, de
maîtrise partielle de la langue et de nostalgie du pays accentuée dans les phases conflictuelles
- une dévalorisation provoquée par les comportements et attitudes du conjoint violent et la famille
- des manques de réseaux, de l'isolement
3. Les freins liés aux acquis sociaux
Savoir être et savoir faire s'acquièrent tout au long de la trajectoire de vie. Les femmes dont les trajectoires présentent de la violence, éprouvent des difficultés récurrentes par rapport à ces savoirs sociaux:
- le rapport au temps, à la régularité, à l'anticipation, perturbés par les conflits ou à la rupture
- le rapport à l'autonomie dans et après une situation de domination : assurance, confiance en soi diminuées,
- des difficultés de négociation, notamment dans un rapport de domination (employeur/employé),
- une remise en cause des compétences
4. Les freins liés à la santé physique et mentale
Subir la violence altère la santé de façon passagère ou plus ou moins durable : troubles psychologiques, alcoolisme, séquelles de blessures et traumatismes, etc...
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