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  • Si vous êtes victime
    Vous avez peur? Vous éprouvez un sentiment de honte? Vous vous sentez seule?

    Ce que vous ressentez, de nombreuses autres victimes le ressentent également. Rassurez-vous, ces sentiments sont tout à fait normaux. Ce qui n'est pas normal, c'est la situation dans laquelle vous vous trouvez. Rien ne justifie la violence. Vous êtes digne de respect.

    Notre législation condamne sans réserve la violence domestique. Vous disposez de droits. Faites les valoir! N'attendez pas plus longtemps pour briser le silence et demandez de l'aide!

    1. Vécu des femmes violentées

    Les femmes vivent des situations émotives gravement perturbantes, provoquant une série de répercussions:

    • Perte de l'estime de soi
    • Disparition de la dimension de sujet, de la capacité à dire "je"
    • Ambivalence vis à vis de l'agresseur : amour et agressivité, espoir et attachement affectif, terreur
    • Pressions de l'entourage : culpabilisation autour du statut de victime et de l'échec conjugal, reproches quant à la conduite adoptée, demandes irréalistes :"tu n'as qu'à...", "il faut que tu fasses çà"
    • Anxiété de la rupture du couple et du départ : responsabilisation quant à l'échec conjugal et familial, prise en charge des enfants
    • Conséquences du départ : économiques, sociales, affectives, familiales, professionnelles
    • Absence d'appuis : amicaux / familiaux, juridiques, sociaux
    • Méconnaissance et sous-information : de ses droits personnels, de recours, des possibilités

    2. Ce que vous pouvez faire :

    • Appelez la police si vous vous sentez menacée. Il y aura poursuite d'office de l'auteur, mais, en tant que victime, vous aurez la possibilité de demander la suspension de cette procédure.
    • Déposez une plainte pénale.
    • Adressez-vous à un service gratuit, tel que les centres LAVI (voir les adresses des Services sociaux régionaux ci-dessous) pour un entretien, de conseils juridiques, un soutien psychologique ou une aide matérielle.
    • Adressez-vous au Tribunal de première instance pour bénéficier d'une mesure de protection. Par exemple, le juge peut vous attribuer le domicile conjugal, vous confier la garde des enfants et définir l'obligation d'entretien de votre partenaire.
    • Exposez votre situation à une personne proche en qui vous avez confiance. Vous pourrez l'appeler à l'aide en cas de nécessité.
    • Conservez vos affaires personnelles (carte d'identité, compte bancaire, permis de séjour, etc.) dans un lieu sûr, éventuellement à l'extérieur de votre domicile.
    • Parlez avec vos enfants et dites-leur ce qu'ils doivent faire en cas d'urgence.
    • Si vous envisagez de quitter votre conjoint, préparez soigneusement votre départ.
    • Redoublez de prudence lors des phases critiques
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